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«Hit and run» : l’inquiétant gang qui a voulu écraser un gendarme à Paris

2020-10-21T20:32:54.187Z

Quatre femmes et trois hommes, dont deux mineurs, ont été interpellés après avoir tenté d’écraser un gendarme devant l’ambassade d’Israël à


Ils se disent nés à Londres et pakistanais, n'ont pas vraiment d'âge et encore moins de passeport. Ce mercredi, les policiers du 1er DPJ (district de police judiciaire), à qui le parquet de Paris a confié l'enquête, tentaient d'en savoir plus et d'établir leur véritable identité. Sept personnes sont en garde à vue dans leurs locaux : quatre femmes et trois hommes, dont deux mineurs. Pour des faits encore assez obscurs et surtout très inquiétants.

L'affaire, révélée par RTL, remonte à lundi soir, peu avant 19 heures. Deux berlines noires arrivent vrombissantes à quelques mètres de l'ambassade d'Israël, à 200 m des Champs-Elysées (VIIIe). La rue, considérée comme sensible à cause de l'édifice diplomatique, est pourtant fermée des deux côtés et gardée 24 heures sur 24 par les forces de l'ordre. Un des endroits les plus surveillés de Paris.

Les plaques siglées «Hit and run»

Les deux véhicules, occupés par sept personnes, foncent délibérément sur le gendarme en faction au bout de la rue. Le militaire, qui parvient à les éviter in extremis, n'est pas blessé. Les deux conducteurs, pied au plancher, disparaissent dans Paris. Le gendarme dépose plainte pour tentative d'homicide volontaire

Aussitôt, de vastes recherches sont lancées. Très vite, les images vidéo renseignent les enquêteurs. Les plaques d'immatriculation des deux véhicules sont fausses mais surtout elles portent le sigle « Hit and run » (« Frappe et enfuis-toi ! », en anglais), formé avec les chiffres et les lettres « H17NRN ».

Ce mouvement de violences volontaires, qui sévirait aux Etats-Unis, consiste à cibler des membres des forces de l'ordre, à les percuter avec une voiture puis à s'enfuir. A l'origine, il s'agissait plutôt de délits de fuite « classiques », après des accidents de la route. « En France, nous avons des cas de figure de hit and run, confie une source gendarmerie, mais ce serait plus dans le cas des refus d'obtempérer. » Un commissaire de police détaille : « Un automobiliste se fait contrôler. Il est ivre. Ou il n'a pas de papiers. Ou il est connu de nos services… Très vite, les choses dégénèrent. Et ça arrive que, volontairement, il cherche à percuter avec sa voiture un membre des forces de l'ordre. » Ces dernières semaines, en France, plusieurs contrôles routiers ont d'ailleurs dégénéré de cette façon.

Lundi, le mobile de ces chauffards revendiqués visant l'ambassade d'Israël, d'après les sources de police judiciaire, « ne serait pas terroriste », mais « a toutes les caractéristiques d'un hit and run, et surtout d'une tentative d'homicide sur PDAP (NDLR : personne dépositaire de l'autorité publique). C'est un acte gratuit et délibéré. La voiture arrive direct sur sa cible, un symbole, et tente de la percuter. »

Un ancien patron de police judiciaire a une autre explication. « Les rares attaques de policiers ou de gendarmes en voiture visent souvent à récupérer leurs armes. Il y a eu ce cas de policiers en faction attaqués dans les années 1990 rue du Château-des-Rentiers, devant le bâtiment de police de la Sous-direction des affaires économiques et financières. L'un d'eux avait été grièvement blessé. »

Un des véhicules a été vu «près de l'Elysée»

Pour ce spécialiste : « Le cas de l'ambassade d'Israël de lundi reste curieux. La rue est bouchée des deux côtés et bien gardée, et l'avenue Matignon, en perpendiculaire, est en sens unique. Pas facile pour s'enfuir et pas facile comme cible ! »

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Juste après le « hit and run » de l'ambassade, le signalement des berlines, une BMW et une Mercedes, est diffusé sur toutes les ondes de police. Mardi soir, la Mercedes est repérée par des fonctionnaires de la DOPC (Direction de l'ordre public et de la circulation) dans le centre de Paris. « La voiture avait été vue près de l'Elysée », précise une source policière.

Les policiers réussissent à immobiliser la voiture et à interpeller ses occupants. La seconde voiture est garée juste derrière. Après avoir attendu patiemment leur retour, ils interpellent aussi ses occupants. Les deux véhicules ont été saisis. L'enquête se poursuit.

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Source: leparis

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