The Limited Times

Now you can see non-English news...

Covid-19 : un avocat assigne la France et la Chine au nom d’une malade française

2020-08-14T17:40:20.691Z

Une retraitée diagnostiquée trop tardivement d’un cancer pendant le confinement va mourir. Sa fille attaque l’Etat français et la Chine qu’e


C'est une vieille dame de 85 ans malade d'Alzheimer qui, depuis l'EHPAD où elle réside près de Soissons (Aisne), ignore tout de la bataille qui va se jouer en son nom… et pourrait mettre en cause jusqu'à de hauts responsables chinois.

C'est du moins l'intention de sa fille, Sylvie Tarapey, qui a décidé de faire rechercher toutes les responsabilités dans le mal qui ronge aujourd'hui sa mère Odette : le cancer du sein. Une maladie détectée bien tardivement et qui la condamne à brève échéance. « Le médecin m'a dit qu'il était trop tard pour faire quoi que ce soit, et qu'elle ne serait hospitalisée qu'à la fin, quand les douleurs seront trop vives », s'indigne-t-elle.

Car Sylvie Tarapey en est persuadée : diagnostiquée à temps, sa « petite maman », comme elle l'appelle affectueusement, aurait pu être soignée. Mais la crise du Covid-19 est passée par là… « Elle a été délaissée, sans accès à un médecin. Je n'ai pas pu la voir pendant des semaines à cause du confinement. Quand j'appelais, la directrice de l'EHPAD me disait que tout allait bien, qu'elle ne « faisait que dormir ». En réalité, elle était déjà épuisée par la maladie… », estime Sylvie.

L'absence de signalement de l'aide-soignante

Fin avril, quand les visites sont de nouveau autorisées - accompagnées de mesures sanitaires draconiennes - ni Sylvie ni sa sœur ne réalisent son état de dégradation. Ce n'est que début juillet, lorsqu'elle parvient enfin à examiner sa mère, très amaigrie, que Sylvie Tarapey remarque une mauvaise plaie au sein.

Une biopsie révélera une grosse tumeur et des métastases. « Une aide-soignante a avoué à mon frère qu'elle avait vu la plaie et ne l'a pas signalée », enrage-t-elle. Quant au diagnostic, implacable, Sylvie Tarapey ne peut s'y résoudre : « Ma mère va partir dans d'atroces souffrances alors qu'elle aurait pu vivre encore plusieurs années. Ce n'est pas parce qu'elle a 85 ans qu'on doit l'abandonner, je ne veux pas cautionner ça, ni pour elle, ni pour les autres personnes âgées! »

Elle a ainsi chargé Me Emmanuel Ludot de remonter le fil des responsabilités. Et pour l'avocat, celles-ci ne se cantonnent pas à la France. « Il y a eu négligences de la maison de retraite et de l'Agence régionale de santé, garante de l'accès à tous aux soins », liste-t-il. Mais Me Ludot vise plus loin : jusqu'en Chine, où il a fait délivrer cette semaine des assignations.

Deux instituts chinois dans le viseur

Dans son viseur, l'institut de virologie de Wuhan et l'institut Pasteur de Shanghai, deux structures montées en partenariat avec la France et censées être aux avant-postes de l'apparition de nouvelles pandémies. Or, celles-ci, charge-t-il, « ont gravement manqué à leurs obligations d'alertes et ont tardé à livrer à l'Etat français l'ensemble des éléments […] qui auraient permis de limiter, voire d'éviter purement et simplement la propagation du virus », écrit-il.

« Tout l'intérêt de cet accord de coopération était d'avoir des informations de première main en cas d'émergence de nouvelle maladie, mais la France s'est fait complètement berner », tacle le pénaliste, qui n'exclut d'ailleurs pas une responsabilité du laboratoire de Wuhan dans la propagation du Covid, quitte à raviver les théories complotistes. « Cet institut est « gardien des souches », selon l'accord. Il prétend n'avoir pas eu celui du Covid, mais encore faudrait-il le prouver en donnant publiquement la liste de celles qu'il détient… En tout état de cause, il n'a pas su alerter alors que le virus se développait au sein même de la ville? », s'étonne-t-il.

Newsletter - L'essentiel de l'actu

Chaque matin, l'actualité vue par Le Parisien

Je M'inscris

Votre adresse mail est collectée par Le Parisien pour vous permettre de recevoir nos actualités et offres commerciales. En savoir plus

Et de souligner que plusieurs brevets, en lien avec le Covid-19, ont été déposés dès janvier… Me Ludot accuse : « la Chine a menti pour être en capacité de commercialiser un vaccin avant tout le monde ! » Toute la difficulté sera de démontrer devant les tribunaux un lien de causalité, ce dont l'avocat, s'appuyant sur des plaintes similaires déposées par plusieurs procureurs américains, ne doute pourtant pas : « Cette stratégie de pur profit a, en bout de chaîne, sacrifié la vie de nombreuses personnes, dont Odette Tarapey », juge-t-il.

This news is expired in our cache, please access its source.

Source: leparis

You may like

Sports 2020-09-18T06:31:51.705Z
News/Politics 2020-09-11T18:14:04.887Z
News/Politics 2020-07-23T17:26:33.629Z

Trends 24h

Tech/Game 2020-09-19T21:00:11.762Z

Latest

© Communities 2019 - Privacy