The Limited Times

Now you can see non-English news...

Seine-Saint-Denis : violences, racket... des dizaines de policiers dans le viseur de l’IGPN

2020-06-30T10:14:10.082Z

L’IGPN, la police des polices, a déployé de gros moyens pour enquêter sur plusieurs policiers de la compagnie de sécurisation de Seine-Saint


Ce ne sont sans doute que les premières vagues d'un scandale d'ampleur pour une partie de la police de Seine-Saint-Denis. Voitures et vestiaires sonorisés, écoutes, filatures… l'IGPN, la police des polices, a déployé de gros moyens pour tenter d'étayer les soupçons pesant sur plusieurs dizaines de policiers de la compagnie de sécurisation de Seine-Saint-Denis (CSI 93).

Depuis lundi, six policiers sont en garde en vue, dont quatre gardiens de la paix et un brigadier sont en garde à vue. Une kyrielle de faits leur sont reprochés : violences par personne dépositaire de l'autorité publique, extorsion de fonds, faux et usage de faux, vol, détention et transport de stupéfiants. L'enquête ouverte dans le plus grand secret par le parquet de Bobigny a démarré il y a plus d'un an à la suite du rapport du chef de la SCI, faisant part de soupçons sur certains de ses hommes.

De nombreuses perquisitions effectuées

Ces six fonctionnaires sont notamment soupçonnés d'avoir effectué de fausses procédures pour neutraliser deux personnes, qu'ils considéraient comme des dealers. Les policiers n'auraient pas hésité à placer des stupéfiants dans les affaires des intéressés pour les arrêter. Des violences auraient même été commises à l'encontre des interpellés, certaines sources évoquant même « l'utilisation de pistolets à impulsion électrique pour faire avouer à certains où ils cachaient l'argent issu du deal ».

Une des victimes présumées aurait filmé son interpellation avec son téléphone portable avant que les policiers ne le molestent et détruisent l'appareil. Mais des images de vidéosurveillance accréditeraient les accusations de la victime qui a par ailleurs porté plainte contre les fonctionnaires.

Lundi, de nombreuses perquisitions avec des chiens spécialisés dans la recherche de stupéfiants ont été effectuées aux domiciles des fonctionnaires, mais aussi sur leurs lieux de travail, notamment dans les vestiaires de la CSI. Selon nos informations, les policiers de l'IGPN auraient été intrigués par deux casiers non attribués. En garde à vue, certains des agents, moins impliqués, ont commencé à reconnaître les faits tandis que d'autres gardent le silence.

D'autres policiers de la compagnie impliqués ?

Ces policiers en fonction dans le 93 dépendent de la direction de la Sécurité de proximité de l'agglomération parisienne (DSPAP) de la préfecture de police de Paris. Le préfet de police de Paris, Didier Lallement, a d'ores et déjà décidé d'engager une réflexion sur la réorganisation des unités de la police CSI 93. Selon nos informations, l'affaire pourrait être de plus grande ampleur et toucher plusieurs autres policiers de la compagnie.

L'opération « mains propres » semble seulement commencer. « On va tirer le fil de la pelote, et on ignore ce qu'on va trouver au bout », explique une source judiciaire. Une autre parle de « faits lourds qui impliqueraient des dizaines de fonctionnaires ». Une chose est sûre : l'affaire tombe mal pour la police, qui est depuis plusieurs mois sous le feu des critiques. « Cela montre quand même la volonté de l'institution de faire le ménage dans sa propre maison et d'écarter les brebis galeuses », conclut un commissaire de la PP.

Source: leparis

You may like

Trends 24h

Tech/Game 2020-07-05T10:10:52.005Z

Latest

© Communities 2019 - Privacy