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Ces Français voyagent déjà en Europe: leurs premières impressions

2020-06-30T10:26:30.535Z

Les frontières intra-européennes rouvrent en ordre dispersé. Pour le plus grand bonheur des premiers touristes français. Témoignages en Italie et en Espagne.


Les Français peuvent à nouveau voyager en Europe depuis ce mois de juin. Une reprise qui s'est opérée dans la confusion, l'Italie ayant pris les devants en s'ouvrant dès le 3 juin, les autres pays de l'Union préférant temporiser au 15 du mois.

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De quoi inciter de (rares) touristes hexagonaux à s'aventurer à nouveau au-delà du territoire domestique. Le tout dans une ambiance particulière, imprégnée de nouveaux codes sanitaires qui guideront les voyages ces prochains mois.

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«Maschera (en français “masque”), c'est le premier mot qu'on a appris, tout juste arrivés en Italie», témoignent Hugo et Lila, 31 et 32 ans, partis le 4 juin, au lendemain de l'annonce de la réouverture des frontières. Depuis Marseille, ils ont pris quatre trains différents pour arriver jusqu'à La Spezia (Ligurie), entre Gênes et Pise, dans le nord de la Botte.

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Solène, une Française voyageant en couple en Italie depuis le 13 juin en voiture. Ici devant la Cathédrale du Duomo, où règne un calme inhabituel. Solène

Quatorze heures de voyage porte à porte, pendant lesquelles personne n'a contrôlé leur température ou leur identité. En revanche, ils n'ont pas retiré une seule fois leur masque, obligatoire dans les transports. «D'ailleurs, les agents de sécurité et les contrôleurs du train n'hésitaient pas à rappeler à l'ordre ceux qui ne remettaient pas immédiatement leur masque après avoir bu ou mangé», confient-ils.

Une fois sur place, même ambiance. Tout le monde porte un masque, y compris dans la rue. «Mais plus on s'éloigne du nord et de la date du déconfinement de l'Italie (3 juin, NDLR), moins le port du masque est respecté», décrit le couple. Dans la région des Pouilles, où Hugo et Lila sont arrivés depuis quelques jours, les Italiens «portent plus souvent leurs masques à leur poignet que sur leur visage».

Les lieux habituellement étouffés par le tourisme de masse sont complètement déserts

Aperitivo, déambulation dans les rues... La dolce vita à l'italienne est-elle encore perceptible au temps du coronavirus ? «Oui», insiste le couple. «Justement, les lieux habituellement étouffés par le tourisme de masse sont complètement déserts, ce qui rend par exemple la découverte des villages de Toscane complètement éblouissante et paisible».

Un constat partagé par Adam, 25 ans et Solène, 22 ans, qui voyagent en voiture en dans la Botte depuis le 13 juin. Ils ont profité d'une Venise pratiquement vierge de touristes et d'un après-midi sur une Place Saint-Marc presque «privatisée».

Autre point positif selon les deux couples de Français voyageant dans cette Italie post-confinement, l'accueil des habitants. «Les commerçants et les restaurateurs ne sont pas du tout méfiants envers les étrangers. Au contraire, ils sont heureux de voir du monde», rapportent Adam et Solène. Hugo et Lila, qui voyagent en itinérance, ont même fait la rencontre de deux couples «chaleureux» qui les ont invités à bivouaquer chez eux et avec qui ils ont pu partager l'aperitivo. «En suivant à la lettre les mesures sanitaires recommandées par les autorités de santé, bien sûr», précisent-ils.

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De son côté, c'est vers l'Espagne et Madrid que Julien a mis le cap dimanche 20 juin, jour de la réouverture des frontières avec la France. Parti de Nice, le jeune homme de 25 ans a d'abord pris un avion pour Paris puis un autre jusqu'à Madrid.

Aux aéroports, il constate qu'aux traditionnels contrôles d'identité s'ajoute une prise de température avec un thermomètre frontal sans contact : une fois au départ de Nice, une nouvelle fois au départ de Paris. Et comme dans tous les transports en commun, le masque est bien entendu également obligatoire à bord.

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Arrivé à Madrid dimanche soir, Julien dresse le même bilan qu'Adam, Solène, Hugo et Lila, qui voyagent en Italie. «Pour l'heure, le masque est de rigueur partout (bien plus qu'il ne l'est en France), les rues et les monuments sont quasi vides de touristes étrangers et les Madrilènes sont impatients d'accueillir les touristes». Au moins autant que certains Français de voyager en Europe, même si rester au pays devrait être une tendance forte en cet été 2020 très particulier. Par choix ou pas défaut.

Source: lefigaro

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