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Vaccin contre le Covid-19 et logistique : où en sont nos voisins européens ?

2020-11-30T05:39:53.696Z

La campagne de vaccination contre le Covid-19 s’annonce extrêmement complexe. Où en sont nos voisins européens dans leurs préparatifs ?


La campagne de vaccination contre le Covid-19 commence à s'organiser en Europe. L'Allemagne a décidé, conformément aux recommandations de son comité d'éthique, d'immuniser d'abord les personnes à risque (retraités notamment), le personnel de santé et les professions « systémiques » (profs, policiers…). Les seize régions allemandes sont responsables de la mise en œuvre du plan vaccin. Outre une soixantaine de centres de vaccination qui doivent ouvrir le mois prochain dans les casernes ou les enceintes sportives.

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Les parcs des expositions, nombreux dans ce pays qui organise nombre de foires et salons internationaux, vont également être mobilisés. La ville de Berlin mettra à disposition l'aéroport de Tegel, fermé mi-novembre. Le ministère de la Défense prêtera les frigos des casernes de l'armée pour conserver les doses. Etudiants en médecine, pompiers, médecins et bénévoles d'associations viendront renforcer les équipes de vaccination mobiles pour les maisons de retraite, très nombreuses en Allemagne.

Enfin, l'aéroport de Francfort, l'un des plus grands hubs mondiaux, s'apprête à devenir la plaque tournante pour l'acheminement par les airs des vaccins en Europe. Il dispose de 12 000 m² d'entrepôts à température contrôlée, indispensables au stockage des médicaments, et de 2 000 m² de chambres froides, idéales pour les vaccins.

Boris Johnson vient de nommer un ministre en charge des vaccins

Le Royaume-Uni, sorti de l'Europe depuis le Brexit, mise d'abord sur son laboratoire national AstraZeneca et l'université d'Oxford, qui ont mis au point un vaccin efficace à 70 % ou à 90 % selon le protocole d'injection. Si ce vaccin est autorisé, 4 millions de doses seront livrées au Royaume-Uni avant la fin de l'année, suivies de 40 autres millions avant fin mars 2021, sur un total de 100 millions de doses préréservées.

Boris Johnson, qui vient de nommer un ministre en charge des vaccins, Nadhim Zahawi, devrait également commander 40 millions de doses du vaccin Pfizer/BioNTech, dont il a demandé l'examen par son régulateur la semaine dernière, et ce dimanche, il assure avoir sécurisé deux millions de doses auprès de Moderna.

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Pour procéder aux vaccinations, au moins 42 sites (des centres de conférence et d'autres grandes salles du pays) sont en cours de préparation. Des stocks de seringues, de gants en caoutchouc, de tampons alcoolisés et de bacs pour aiguilles usagées sont également prévus.

La population espagnole a été divisée en huit groupes

L'Espagne veut aller vite, très vite. Le Premier ministre socialiste, Pedro Sanchez, se fixe l'objectif de vacciner une part « très importante » des 43 millions d'Espagnols. Le pays comptabilise 1,6 million de contaminations depuis le début de la crise. Le vaccin (« la vacuna »), disponible début 2021, sera administré dans 13 000 cliniques et centres de santé, a indiqué le président du gouvernement.

Pour y parvenir, la population espagnole a été divisée en huit groupes par le gouvernement : les premiers à être vaccinés seront les personnels sanitaires, ensuite viendra le tour des personnes âgées dans les maisons de retraite, celui des personnes âgées ne vivant pas en Ehpad, puis des malades chroniques, des handicapés lourds, des travailleurs essentiels, de ceux qui ce qui travaillent en présentiel et, derniers sur la liste : les plus jeunes.

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A l'exception de la Galice, où les autorités régionales envisagent une amende jusqu'à 3000 euros si une personne refuse sans justification de se faire immuniser contre le Covid-19, la liberté de se faire vacciner est maintenue en Espagne. Le taux d'acceptation du vaccin y est assez élevé (74, 33 % contre 58,89 % en France), selon une étude de la revue Nature publiée le 20 octobre.

Une campagne « sans précédent » en Italie

L'Italie veut lancer une campagne « sans précédent » à compter de fin janvier en commençant par les populations les plus vulnérables, selon le ministère de la Santé. D'ici septembre 2021, « une part importante des Italiens » seront piqués. Rome, via la « task force » européenne, a précommandé 165 millions de doses. Quinze experts planchent en ce moment sur comment acheminer et stocker les doses.

En plus des médecins de ville et des hôpitaux, ils pourraient mettre en place des « vaccino-dromes » et des drive-in. 65 % des Italiens, très éprouvés par le Covid-19, sont enclins à passer par la case piqûre. Mais le très médiatique virologue de l'université de Padoue, Andrea Crisanti, a jeté de l'huile sur le feu en déclarant : « Normalement il faut 5 à 8 ans pour produire un vaccin. Donc celui qui arrive en janvier moi je ne le ferai pas. »

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Source: leparis

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