The Limited Times

Now you can see non-English news...

Crise sanitaire : les châteaux aussi cherchent un second souffle

2020-06-30T07:00:13.962Z

Le secteur touristique est l’un des plus touchés par la crise sanitaire. Exemple dans le Loiret avec le château de Meung-sur-Loire, confront


Le patrimoine peut aussi être une entreprise. Comme d'autres PME, le château de Meung-sur-Loire s'est grippé quand le coronavirus a frappé. Xavier Lelevé, son propriétaire, a senti le coup de frein brutal. « Quatre des sept salariés permanents ont été mis au chômage partiel pendant la durée du confinement et le château n'a pu rouvrir qu'à partir du 16 mai. Avec le manque à gagner du week-end de Pâques notamment, nous avons perdu 180 000 euros », déplore le patron.

Côté visiteurs, les chiffres sont éloquents. « On estime que la baisse de fréquentation en 2020 sera comprise entre 30 et 50% », ajoute-t-il. Sa crainte concerne surtout la clientèle étrangère qui devrait être réduite à la portion congrue alors qu'elle représente habituellement un quart des visiteurs.

Et les réceptions privées de particuliers ou d'entreprises, à l'occasion de mariages ou de séminaires, sont également toutes à l'arrêt pour une durée indéterminée.

De lourds investissements

Le château de Meung-sur-Loire, construit entre les XIIIe et XVIIIe siècles, reste cependant cet édifice remarquable au magnifique potentiel. « On l'appelle le château aux deux visages car il possède une façade médiévale caractéristique et une autre plus moderne, datant de l'époque où il a été restauré sous Louis XIV », évoque Xavier Lelevé.

Historiquement, il s'agit de la résidence des évêques d'Orléans. Il a aussi servi de prison où fût notamment enfermé le célèbre poète François Villon. Ouvert au public depuis 1973, cette impressionnante résidence fortifiée a été rachetée voici dix ans par Xavier Lelevé et son épouse, passionnés d'Histoire. « C'est une grande responsabilité, à la hauteur des investissements qu'elle implique. Il faut débourser chaque année des centaines de milliers d'euros en entretien », explique le propriétaire.

L'an dernier, la réhabilitation du pavillon nord a coûté 257 000 euros. « Nous avons candidaté pour la Mission Bern pour le patrimoine afin d'obtenir des financements et nous bénéficions du soutien de la direction régionale des affaires culturelles, mais l'économie d'une telle entreprise reste un défi », poursuit l'entrepreneur.

Newsletter « Ça me rapporte »

La newsletter qui améliore votre pouvoir d’achat

Je M'inscris

Votre adresse mail est collectée par Le Parisien pour vous permettre de recevoir nos actualités et offres commerciales. En savoir plus

L'an dernier, le château a réalisé un chiffre d'affaires de 500 000 euros avec un taux de fréquentation record de 47 000 visiteurs. Aujourd'hui, le propriétaire et gérant espère compenser une partie des pertes de la crise avec le tourisme de proximité et une clientèle nationale qui souhaiterait redécouvrir le patrimoine français. Avec un ticket d'entrée plein tarif à 9,50 euros, le dépaysement est garanti à moindre coût.

Source: leparis

You may like

Life/Entertain 2019-10-24T08:01:57.938Z
News/Politics 2020-04-02T16:30:39.087Z

Trends 24h

Latest

© Communities 2019 - Privacy