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Bouches-du-Rhône : le projet de fusion nucléaire Iter a reçu un aimant géant de Chine

2020-06-30T07:48:16.730Z

Au terme d’une véritable odyssée, une immense pièce fabriquée par la Chine est arrivée ce samedi sur le chantier du projet international de


à une heure de Marseille, perdu dans la garrigue, le chantier Iter tutoie la science-fiction, à mi-chemin entre « Objectif Lune » et Blake et Mortimer. C'est ici, à Saint-Paul-lez-Durance (Bouches-du-Rhône), que l'Union européenne, la Chine, le Japon, la Corée du Sud, l'Inde, la Russie et aussi les Etats-Unis s'apprêtent à expérimenter « l'énergie du futur », issue de la fusion nucléaire de l'hydrogène.

Démarré il y a dix ans, le chantier pharaonique à 18 milliards d'euros, pour lequel une colline a dû être purement et simplement arasée au-dessus du CEA de Cadarache, et où travaillent dans le plus grand secret 2600 personnes, avance à grands pas. Au terme d'une véritable odyssée, il a réceptionné ce samedi sa pièce la plus lourde encore jamais reçue, la PF6.

Démarré il y a dix ans, le chantier pharaonique à 18 milliards d'euros, pour lequel une colline a dû être arasée au-dessus du CEA de Cadarache et où travaillent dans le plus grand secret 2600 personnes, avance à grands pas. Au terme d'une véritable odyssée, il a réceptionné ce samedi sa pièce la plus lourde encore jamais reçue, la PF6.

Cet aimant de plus de 400 t et de 10,5 m de diamètre, accompagné de cinq autres pièces, constituera la cage magnétique qui permettra de faire monter la température à 150 millions de degrés, soit 10 fois celle du Soleil, dans la plus grande chambre à vide du monde, enfermée dans un tokamak de 60 m de haut.

Une pièce de 400 tonnes venue de Shanghai

Fabriquée en Chine dans la ville de Hefei, la PF6 arrivée vendredi sur le site a été chargée sur un cargo fin avril à Shanghai. Le grand port maritime de Marseille a fabriqué une rampe de débarquement pouvant supporter 880 t pour accueillir le colis. Le convoi exceptionnel a enfin emprunté pendant trois semaines les 106 km de la « route Iter », un itinéraire spécialement construit pour le transport de ces pièces gigantesques, au rythme de 5 km/h.

« Nous sommes sur le bon chemin. L'arrivée de cet aimant est une nouvelle étape », se réjouit Bernard Bigot, l'administrateur général d'Iter Organization, qui estime avoir réalisé 70 % du chantier. « Le principe est que chaque partenaire d'Iter contribue en nature. Nous recevons donc des pièces du monde entier. Nous venons de souder et de fixer une pièce livrée par l'Inde, de 1250 t, que nous avons posée avec une précision de moins de 3 mm. Cela montre le niveau de compétence technologique et technique que l'on a atteint. »

Le rêve d'une énergie propre et renouvelable

L'objectif est clairement affiché : « Ouvrir la voie à l'exploitation et à la maîtrise d'une nouvelle énergie, la fusion de l'hydrogène, à la fois propre et renouvelable. » Durant le confinement, les travaux se sont poursuivis au ralenti sur le site. Un audit sur les éventuels effets de la pandémie sur le calendrier de ce Meccano mondial, constitué de plus d'un million de pièces de toutes tailles et de toutes origines, devrait être rendu en novembre.

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Le port de Fos-sur-Mer devrait accueillir le 15 juillet une nouvelle pièce, également hors du commun (600 t pour 1 350 m3), l'un des neuf secteurs de la chambre à vide, expédié cette fois par la Corée.

Source: leparis

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